Tour de Babel et concertation publique

L’histoire se passe au temps de Nemrod, roi-chasseur régnant sur les descendants de Noé. Nemrod souhaite construire une tour assez haute pour atteindre le ciel. Les hommes parlant alors tous la même langue, unissent aisément leurs efforts et entreprennent cet ouvrage.

« Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre ! »

Mais Dieu ne saurait tolérer que les Hommes se mettent à sa hauteur.

« Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres. »

Si les bases de Babel chancelaient alors, la nécessité de se concerter pour réaliser de grands projets, elle, faisait jour. Et, nous le constatons au quotidien, parler le même langage pour définir une opération urbaine, un réseau de transport ou toute entreprise bâtisseuse d’envergure est complexe. Architectes, urbanistes, sociologues, artistes, chercheurs, géographes, politiques, économistes, citoyens, spécialistes et béotiens : parlons-nous.

Gérard Polo

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