Quatre bonnes ou mauvaises raisons d’être ou ne pas être sur Twitter

Ma collectivité n’est pas encore sur Twitter. Je sens bien que je ne suis pas dans le coup. Tout le monde se doit d’être sur Twitter. Les jeunes fuient Facebook pour aller sur Twitter. Tous les gens importants sont sur Twitter. C’est le réseau social du moment. Mais je n’y suis pas. Mon élu a peur, je n’ai pas le temps de m’en occuper, je n’ai pas de webmaster (ha mais non, pas de webmaster pour animer un compte Twitter. Voir l’article “Dois-je virer mon webmaster ?”). Argh, je ne suis pas dans le coup ! Est-ce grave docteur ? Twitter, c’est comme les antibiotiques, c’est comme Facebook, ce n’est pas automatique répond le docteur.

j o.

1- Les mauvaises raisons de ne pas y être

Twitter est loin derrière Facebook. Un peu plus de 240 millions d’utilisateurs actifs sur Twitter contre plus d’1 milliard pour Facebook dans le monde. Il semble toutefois que le nombre d’abonnés à Twitter, en France continue d’augmenter significativement alors que celui de Facebook stagne. Au fait, combien d’abonnés avez-vous à votre newsletter ?

Je ne comprends rien à la syntaxe de Twitter. Hashtag, DM, @, # bit.ly/87jHu, #FF, 140 caractères… Incompréhensible ce langage de geeks. Oui, c’est déroutant au début et ça rebute sans doute beaucoup de débutants par rapport à Facebook. Passé le petit temps d’apprentissage, utiliser Twitter devient néanmoins un jeu d’enfants.

Encore un réseau social de plus. Il existe des dizaines de réseaux sociaux. Il n’est bien sûr pas envisageable d’être présent sur tous les réseaux. À moins de disposer d’une équipe de community managers aguerris qui y consacrent 100 % de leur temps. Reste qu’aujourd’hui Twitter est dans nos contrées le deuxième réseau social le plus utilisé et le plus influent, notamment dans le secteur des médias et de la politique.

2- Les bonnes raisons de ne pas y être

Ma cible n’utilise pas Twitter. Le réseau à l’oiseau bleu est utilisé majoritairement dans les zones urbaines. Il touche davantage les CSP +. Son audience se développe fortement chez les jeunes, qui commencent à délaisser Facebook. Si vous travaillez dans une commune rurale et que votre public est plutôt âgé et technophobe, passez votre chemin et oubliez pour le moment Twitter pour informer vos administrés.

Je n’ai pas le temps. La durée de vie d’un message sur Twitter est estimée à 3 minutes environ. Il est donc nécessaire de publier régulièrement, plusieurs fois par jour, pour bénéficier d’un minimum de visibilité. Si vous n’êtes en capacité de tweeter (poster sur un message) qu’une fois par semaine, passez votre chemin.

Je n’ai pas envie de répondre. Twitter comme Facebook, c’est du réseau social, donc du dialogue et de l’échange. Vos habitants pourront vous interpeller, vous interroger, voir vous critiquer ou porter réclamation sur internet. Dans le meilleur des cas, ils relayerons et assurerons la promotion de vos informations. C’est la fin de la communication descendante sans retour. Vous ne vous sentez pas prêt à répondre à vos administrés ? Passez votre chemin (pour Facebook également).

3- Les fausses bonnes raisons pour y aller

Être sur Twitter ça fait moderne. Une collectivité présente sur les réseaux sociaux véhicule une image dynamique et branchée, qui maîtrise les médias web dans l’ère du temps. Certes, à condition de remplir un certain nombre de conditions : objectifs, moyens humains, stratégie, public ciblé. Ces conditions pas toujours remplies peuvent conduire à des désillusions.

Les jeunes délaissent Facebook pour aller sur Twitter. C’est un fait avéré. Les jeunes quittent le premier réseau social mondial (trop surveillé par leurs parents ?) pour utiliser Twitter. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils vont s’intéresser à vos informations. Il semble que Twitter soit pour le moment surtout une alternative au sms sur mobile.

Si j’étais sur Twitter j’aurais lu ces messages célèbres :The Tunisian revolution is being twitterized… history is being written by the people !”, envoyé par une militante égyptienne au début du printemps arabe. “Four more years” tweete Barack Obama le soir de sa réélection… Les journalistes sont friands des petites phrases sur Twitter et les relaient allègrement. Les tweets peuvent faire les choux gras d’une presse parfois en mal d’inspiration. Faut-il alors céder aux sirènes, ou plutôt aux gazouillis de Twitter ?

4- Les bonnes raisons d’y aller

Twitter est plus ouvert que Facebook et peut toucher davantage de monde. Les messages publiés sur Twitter sont par défaut publics. Nul besoin de devenir ami ou fan, contrairement à Facebook. Ceux qui restreignent l’abonnement à leur compte Twitter n’ont pas bien compris l’intérêt de ce réseau. Votre audience potentielle est liée à votre nombre d’abonnés et au nombre d’abonnés de vos abonnés, et ainsi de suite. Les retweets de tweets démultiplient ainsi la portée de vos messages. Contrairement à Facebook, pas d’algorithme qui filtre l’affichage ou non des messages publiés.

Twitter ramène du trafic sur mon site internet. Si il n’est pas opportun de faire un copier-coller des articles de son site web sur les réseaux sociaux, force est de constater que Facebook et Twitter sont des sources de trafic pour votre site web. Avec des liens judicieusement placés dans votre message, Twitter incite votre cible à venir consulter des informations sur votre site. En règle générale, un tweet n’a d’intérêt que si il renvoie vers un complément d’information.

Twitter est un outil d’alerte. Dans les deux sens. En vous abonnant à des comptes liés à la presse, à des institutions, ou des personnalités influentes sur votre territoire, vous pouvez être alertés sur des sujets concernant votre collectivité. Dans l’autre sens, Twitter est un média qui se prête à l’information de crise, étant majoritairement consulté sur mobile. Les périodes d’intempéries génèrent en général un regain d’activité sur Twitter : routes coupées, déviations, établissements fermés…

Twitter est un formidable outil de veille. Pas encore convaincu que votre collectivité ait sa place sur Twitter ? Par contre, en tant que professionnel de la communication, Twitter constitue un outil de veille précieux pour vous tenir informé de votre secteur d’activité. Voir l’argument suivant.

Twitter : pour suivre des personnalités intéressantes. Dans la communication numérique territoriale quelques comptes (liste non exhaustive) à suivre : Benjamin Teitgen @bteitgen, Marc Thebault @marcthebault, Franck Confino @franckconfino, Etienne Henry @lokikool, Franck Menigou @franckmen, David Tabary @davidtabary, Virginie Mahé @virginiemahe, John Doe @chargedecom, Clelia Roche @cleliaroche, Nejla Yucel @VirtuelNejla, Laurent Riera @LaurentRiera, Didier Chauvin @DidierChauvinR2, Xavier Crouan @xcrouan, Loïc Haÿ @LoicHay, Eric Legale @elegale, Isabelle Mathieu @isabellemathieu, François Kuss @francoiskuss, Antoine Chotard @AntoineChotard, Cap’Com @cap_com

Je vous retrouve sur Twitter ?

Marc Cervennansky @Mcervennansky

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