L'art au service de l'intégration sociale

L'art au service de l'intégration sociale

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La peinture est sans nulle doute l’un des premiers modes de communication. Qu’on se le dise : la télévision, Internet ou même la radio font office de « petits jeunes » en comparaison. Si ces derniers ont la préférence de beaucoup de collectivités, la Bourgogne a choisi une nouvelle campagne de communication à l’inspiration… très ancestrale. Chronique haute en couleur.
Après avoir achevé la plus grande peinture du Japon pour le Miyanomori Art Museum, c’est en Bourgogne, à Blanzy, que Guillaume Bottazzi, peintre français, révèlera sa prochaine réalisation contemporaine. Il a déjà conçu et réalisé une trentaine d’oeuvres, sur des sites spécifiques dont une sur la façade d’un immeuble en centre ville de Blanzy.

La “petite” dernière, abstraite et contemporaine, de cet artiste ornera le plafond de la résidence Symphonie de Blanzy. Celle-ci accueille une vingtaine de personnes souffrant d’un handicap. Les résidents bénéficieront ainsi d’un cadre de vie privilégié notamment dans le réfectoire, lieu de rencontre et d’échange avec les visiteurs.

Esquisse d’un engagement de la collectivité en faveur du cadre de vie

Ce projet qui se veut fédérateur est en passe de devenir l’action phare de la collectivité de Blanzy. Il vise à renforcer l’image de la ville en lui donnant une identité forte mais aussi à redonner aux résidents une place de citoyens à part entière dans la communauté.

Cette oeuvre poursuit trois objectifs :
- Vivre mieux : par l’amélioration du cadre de vie et donc de l’environnement des résidents et à plus grande échelle de la ville.

- Vivre ensemble : L’art offre des passerelles qui permettent de réunir un public varié et introduire plus de mixité sociale. La peinture de Guillaume Bottazzi est destinée à favoriser le rapprochement entre les résidents du foyer et les habitants de Blanzy.

- Donner un accès à la culture : L’art est l’un des moyens les plus importants pour faciliter l’accès à la culture pour tous. Ici, la peinture contemporaine sert aussi de support pédagogique auprès des écoles des environs.

La présence d’une seconde œuvre de ce peintre au sein de la même ville a créé un lien qui n’existait pas auparavant entre les résidents et les habitants : il amène ces derniers à visiter la résidence et à l’animer au quotidien.
Le portrait d’une médiation culturelle
L’œuvre devient dans ce contexte un outil de médiation sociale et culturelle. Pour cela, des rencontres sont organisées entre l’artiste et des classes scolaires du groupe Lucie Aubrac. Ces occasions permettent de favoriser les échanges avec les jeunes et les résidents. L’art permet de se rencontrer autrement.

Des ateliers seront animés par Guillaume Bottazzi auprès des résidents qui partageront un moment d’apprentissage. Les techniques de peinture, les couleurs, les jeux de lumière, … l’œuvre sera appréhendée dans son ensemble.

Chacun pourra ainsi s’approprier l’idée et l’œuvre en elle-même. Les rencontres organisées autour de cet événement entraîneront des rassemblements sous le signe de la mixité sociale, le “mieux vivre ensemble”.

A l’instar de la Bourgogne, il est particulièrement important que chaque collectivité affirme ses valeurs et communique sur celles-ci. A Blanzy, il y a tout lieu de croire que le choix de l’Art comme support de ses valeurs est un choix audacieux mais surtout un choix gagnant en matière de stratégie de communication.
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Aucun Commentaire

  • ROUTIER Dominique dit :

    C’est joliment exprimé.
    Mais je préfère l’esprit Dada contestataire, l’éveil des consciences par l’esprit critique. Il faut de tout pour faire un monde.
    Bravo tout de même en espérant que les oeuvres qui en sortiront ne seront pas de la guimauve démagogique.
    Socialement, il n’y a pas d’art autonome et innovant sans résistance car créer c’est transgresser la chape culturelle « correcte ».
    Domé.

  • Dominique,
    « L’éveil des consciences par l’esprit critique » sera d’actualité notamment lors des rencontres des écoles avec le peintre. C’est une façon, pour les jeunes, de découvrir une facette de l’art que l’on n’étudie pas forcément à l’école.