Facebook : le tiercé gagnant lieusaintais

5 – 6 – 2 : voilà le tiercé gagnant résumant l’expérience facebook de la commune de Lieusaint. Une combinaison exposée le 19 janvier dernier, lors de la journée nationale :  “Les nouveaux défis du numérique dans les collectivités territoriales”, organisée à la Défense par le CNFPT et La Sorbonne. Vous n’étiez pas à l’atelier “Réseaux sociaux” animé par Franck Confino, entouré par Hervé Pargue, Charles Berdugo et Franck Plasse ? Ce dernier vous propose une séance replay sur blog-territorial.

5 chiffres


Commençons par 5 chiffres pour décrire la page facebook de Lieusaint.
10 000 habitants : La population lieusaintaise.
2 ans : L’âge de la page. Une page adolescente en quelque sorte !
5 personnes : L’équipe qui s’occupe de la page. Bien sûr, il ne s’agit pas d’une équipe de webmasters à temps complet, mais d’agents municipaux qui consacrent une partie de leur temps à la page. L’organisation suivante se met peu à peu en place : la responsable de la communication et son assistante sont chargées des messages, le directeur de cabinet et son assistante des discussions, l’infographiste des galeries photos.
960 fans : Le nombre de fans de la page le 19 janvier – le nombre a légèrement augmenté depuis… ou peut-être baissé au moment où vous lirez ce billet, rien n’étant jamais définitivement acquis sur les réseaux sociaux.
10% : Le pourcentage – arrondi – d’habitants fans de la page. Cela en fait un média clé pour la communication municipale !

6 mots

Poursuivons avec 6 mots décrivant les principes d’animation mis en œuvre.

Dialogue : La page est traitée comme un espace d’échanges avec les Lieusaintais. Cela se fait naturellement, dans le prolongement des démarches de démocratie de proximité. Une règle d’or en découle : répondre ! Une évidence ? Pourtant de nombreux habitants font des retours positifs du simple fait d’obtenir une réponse. Car ils constatent que cette courtoisie élémentaire est loin d’être d’usage dans leurs rapports avec d’autres administrations ou entreprises privées.

Régularité : Un juste milieu est à trouver entre être présent et spammer le fil d’actualité de ses fans. Pour Lieusaint, l’objectif est qu’il se passe quelque chose sur sa page une fois par jour. Photos, questions, annonces, etc. : régulièrement ce sont des habitants qui sont à l’origine de cette animation.

Cross-média : Une page facebook n’est pas un média isolé. Elle participe d’un ensemble d’outils de communication en interactions. Ainsi, par exemple, les photos publiées dans le mensuel municipal renvoient vers les galeries facebook. Et inversement, des débats sur facebook sont repris sous forme d’articles dans le magazine.

Réactivité : Facebook change le rapport au temps. La démarche qualité des services de Lieusaint vise une réponse aux courriers en quinze jours. C’est un but ambitieux… mais au rythme des réseaux sociaux, c’est une éternité. La solution : la manifestation d’intention favorable – dixit Hervé Pargue et Franck Confino également intervenants à la journée “Les nouveaux défis du numérique dans les collectivités territoriales” –, c’est-à-dire montrer la prise en compte de manière à faire accepter l’attente nécessaire à la réponse effective.
“Aware” : Impossible de dépendre d’une réunion de service hebdomadaire ou d’un comité de rédaction mensuel ! Animer la page nécessite d’avoir en permanence 5% du cerveau disponible pour capter un élément intéressant et le transmettre – merci les smartphones ! Aware, comme le dit un philosophe belge contemporain.

2 attracteurs

Enfin, révélons deux attracteurs utilisés pour drainer des fans vers la page.
Le storytelling : Méthode de communication narrative, le storytelling exploite les récits. La page de Lieusaint utilise cette approche lorsque des enfants et des jeunes se trouvent en séjours de loisirs à l’extérieur de la commune. Quotidiennement, pendant le voyage, sont postées une photo et une brève qui racontent “l’histoire” vécue par ces enfants ou jeunes. Cela attire les parents vers la page.

La gamification : Exploitant les mécanismes ludiques, la gamification met le jeu au service de la communication. De nombreux mini-jeux sont disponibles via internet. Même les plus simples connaissent un engouement. La page de Lieusaint en propose un – un casual game de type take three pour les experts – thématisé selon une légende locale. Pour les habitants, cette thématisation fait que ce jeu est le “leur” et qu’il a donc une plus grande valeur affective que les autres produits similaires. Là aussi, cela attire des habitants – notamment des femmes – vers la page.
Voilà, il ne vous reste plus qu’à composer vous aussi le tiercé gagnant de votre page !
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