Le manque de sommeil : le nouveau mal du siècle ?

par Isabelle Hache & Jean-François d’Argent Il y a cent ans l’homme dormait en moyenne neuf heures par jour. Aujourd’hui, il ne passerait plus que six à sept heures sur l’oreiller. Essentiel à la qualité de la vie, le sommeil semble poser problème dans une société vouée à la productivité et à la performance et au sein de laquelle les révolutions technologiques modifient notre rapport au monde et à nous-mêmes.   Bien dormir c’est souvent pouvoir récupérer physiquement et psychiquement : le sommeil est essentiel au bon fonctionnement de l’organisme, permettant au système cérébral et au corps de se régénérer. Il est de plus en plus montré du doigt, considéré comme une perte de temps ou un acte de paresse…   On a estimé, il y a quelques années, qu’un être normalement constitué devait bénéficier en moyenne de huit heures et quart de sommeil chaque nuit pour être en forme. Mais la durée idéale de sommeil est celle qui permet à chacun de se sentir reposé et d’avoir un bon fonctionnement la journée. Elle varie, en fait, d’un individu à l’autre, la tendance étant tout de même à un raccourcissement du temps de sommeil quotidien. Selon les dernières études, le quart de la population française dort tout au plus six heures par jour. Aux Etats-Unis, la durée moyenne du sommeil serait en chute libre avec moins de six heures par jour.     Il est clair que les obligations professionnelles (3×8, horaires décalés, service 24h/24), le développement des nouvelles technologies, la consommation constante des mass media et les appels du pied quotidiens de la société des loisirs influent négativement sur notre rythme de sommeil, et du coup, sur notre équilibre biologique. Combien sommes-nous à sentir monter le coup de pompe durant une journée de travail classique ? Manque de vigilance, baisse des performances, manque de concentration, somnolence excessive… Près de 70 % des travailleurs postés disent avoir des problèmes de sommeil et souffrir de phénomènes proches du décalage horaire. L’absentéisme lié au manque de sommeil concernerait 8% des actifs en France. Lire les résultats de l’enquête SOFRES-ISV de 2004 Lire les résultats de l’enquête SOFRES-ISV de 2004 L’enquête SOFRES-ISV de 2004 révèle que sept personnes sur dix ressentent des périodes de somnolence dans la journée, 6 % disent qu’il leur arrive de somnoler au volant. Presque du quart de la population française serait sujet aux endormissements involontaires pathologiques ; le tiers de ces individus pouvant être considéré comme atteint de somnolence sévère.   Une société qui souffre de son manque de sommeil   http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/46/70/dort.gifOutre la fatigue, le manque ou la privation de sommeil entrainent souvent la somnolence excessive responsable, par exemple, de 20 % des accidents de la route. Sur les 2,5 millions de personnes concernées – soit 8 % des Français, tous les âges se retrouvent. Les jeunes semblent cependant plus fragiles face à la privation de sommeil : en 30 ans, ils ont perdu deux heures de sommeil par jour. Les méfaits d’un manque de sommeil peuvent se traduire par la dépression, l’irritabilité accrue, l’instabilité psychomotrice ou la perte d’attention et de concentration. Certains jeunes éprouveraient même du mal à assumer leurs actes. Une étude menée en 2005 auprès de 520 collégiens en classe de Sixième a montré que l’altération des résultats scolaires pouvant conduire à l’échec scolaire était souvent liée au manque de sommeil. Des répercussions graves Les chiffres récents qui figurent dans le rapport remis en 2006 à Xavier Bertrand, ministre de la Santé, sont inquiétants… 50 % des Français se plaignent de leur sommeil. Un tiers souffrirait d’insomnies liées à un état de stress et d’anxiété fort. 10 % des personnes souffrant de troubles du sommeil prendraient des médicaments pour dormir. L’étude TNS Healthcare révèle que plus du quart de la population française souffre de troubles du sommeil, 45 % des actifs français disent manquer d’énergie et de dynamisme au travail et que 29 % ont des problèmes de concentration dans leurs activités professionnelles (…) Lire la suite >> Ces chiffres ne surprennent guère si nous
considérons le fait que 25 % des Français dorment moins de six heures par jour.   La privation de sommeil est grandissante en France. Elle trouve son explication dans nos modes de vie et de travail. Les conséquences sur la santé peuvent être dramatiques, sans pour autant nous inciter à changer notre rythme quotidien. Le manque de sommeil constitue un risque accru dans le développement de pathologies lourdes comme l’infarctus, l’hypertension artérielle, la prise de poids, l’obésité, la dépression et même le diabète.   Une cause majeure de santé publique ? Le Dr Eve Van Cauter a réalisé une étude sur le diabète en 2001 à Philadelphie, aux Etats-Unis. Elle a pu établir que le manque, les troubles du sommeil et l’insomnie limiteraient de 30 % la capacité de l’organisme à métaboliser le sucre dans le sang entraînant une baisse de la sécrétion d’insuline. Cela aurait également des répercussions sur la prise de poids excessive et l’obésité, problèmes de santé majeure pour les Américains. Le manque de sommeil engendrerait un vieillissement prématuré. En dormant seulement quatre heures par nuit pendant six nuits consécutives, un jeune de 20 ans présenterait les mêmes caractéristiques physiologiques qu’un individu de 60 ans. Le Dr Eve Van Cauter a montré notamment que la production de cortisol, hormones du stress, grimpait rapidement, causant hypertension et perte de mémoire. Un impact économique exorbitant Le rapport remis à Xavier Bertrand souligne encore l’absence ou le manque de formation des médecins sur les problématiques du sommeil ; des délais de prise en charge très ou trop longs (il faut un délai de 11 ans entre le premier symptôme et le diagnostic d’une narcolepsie !), le manque d’information du grand public sur le sommeil et ses troubles. Il met aussi en lumière la non-reconnaissance de la part de la santé publique du caractère indispensable du sommeil. Ce qui tendrait à expliquer en partie qu’en France : 77 % des personnes souffrant de troubles du sommeil ne sont pas prises en charge ; 85 % des troubles ne sont jamais diagnostiqués ; et 75 % des narcoleptiques ne sont pas médicalement pris en charge.   Le déficit de sommeil représente un coût global considérable pour l’économie d’un état. Il avoisinerait les 100 milliards de dollars chaque année aux Etats-Unis dont presque la moitié est directement imputable à des accidents liés aux troubles du sommeil. En France, seule une personne sur cinq est traitée pour troubles du sommeil. Entre absentéisme (5 semaines d’arrêts de travail supplémentaires pour un individu souffrant du syndrome d’apnées du sommeil), chute de la productivité et de la performance, baisse de la vigilance engendrant des accidents au travail et sur la route, augmentation du nombre de personnes souffrant de troubles du sommeil (plus de 80 maladies s’y rattachent), la France est en train d’emprunter le même chemin que les Etats-Unis. On sait, par exemple, que le coût direct imputé à l’insomnie chronique représentait 1,55 milliards d’euros en 1999. Il faut savoir, aussi, que les personnes souffrant d’insomnie sévère consultent deux fois plus leur médecin, sont plus souvent hospitalisées et consomment 2,6 fois plus de médicaments. Les maladies du sommeil non-prises en charge peuvent engendrer des coûts sociétaux très lourds avec notamment des accidents vasculaires cérébraux, de l’hypertension et des dépressions quelles que soient les tranches d’âges. Les troubles du sommeil sont l’une des causes principales de l’institutionnalisation des personnes âgées.   Il est évident que l’homme moderne dort peu et dormira sans doute encore moins dans les années à venir. Le sommeil est désormais un enjeu et mérite qu’on lui accorde une attention toute particulière. Il nous semble important de l’inscrire comme une cause majeure de santé publique.   Voir aussi Conférence de presse de Xavier Bertrand sur le sommeil Customer Reviews at eShopperForum.com              Cliquez pour envoyer un commentaire audio Votez pour cet article sur "Fuzz !" Trackbacks Il manque deux heures de sommeil par jours aux Français Une étude a prouvé que les Français dorment en moyenne 6h par nuit au lieu des 9h de l’homme pré-historique et des 8h recommandées. Ce manque de sommeil a de graves conséquences sur la santé et le psychique. Il faut dormir plus ! . Tracké par Eldiz #menu #soc { background-position:100% -150px; border-width:0; } #menu #soc a { background-position:0% -150px; color:#333; padding-bottom:5px; } .divTitreArticle h2, .infoExtrait { border-bottom: 1px solid #853333; background-image: url(https://idata.over-blog.com/0/18/46/70/article/societe.png); padding-top:10px; background-position: top left; background-repeat: no-repeat; background-color: transparent; }

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55 pensées sur “Le manque de sommeil : le nouveau mal du siècle ?

  • 23 janvier 2007 à 1 h 36 min
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    Pour une surprise, c’est une surprise ! Et vous vous êtes mis à 3 pour ça… Mais ce n’est pas mon anniversaire ! ;o)

    Oui le sommeil est malmené, négligé par notre société et par l’individu qui cherche à « gagner » du temps, oubliant que dormir comme manger est une fonction fondamentale de notre organisme. Aucun des médicaments et substances diverses utilisés pour se « passer de sommeil » ne rempli les fonctions restauratrices d’une bonne nuit de sommeil. Comme d’ailleurs aucun hypnotique ne parvient à fabriquer un sommeil physiologique.

    Depuis ces dernières années et sous l’action des « médecins du sommeil » au travers des sociétés savantes, du syndicat (il y a en effet un syndicat de la Médecine du Sommeil et de la Vigilance), de l’ISV, du Réseau Morphée, des associations de patients, d’autres associations (Prosom, svs81),  un énorme travail de communication (besogneuse) vis-à-vis des autorités de santé, des caisses d’assurances maladie, des entreprises, du public, commence à faire passer le message que le sommeil c’est important et qu’il faut le préserver. Mais il faudra encore beaucoup de temps pour faire changer les habitudes et les mentalités : formation des médecins (pour le moment 3 heures d’enseignement en tout et pour tout sur le sommeil et ses pathologies au cours des 7 années d’étude), information et éducation du public et des patients, création d’espace de repos, multiplication des centres de sommeil…

    Pour le sommeil il n’y a pas de territoire privilégié, il nous concerne tous.

    Merci donc à Isabelle, Jean-François et Mr Territoire de lancer ce cri d’alerte.

     
  • 23 janvier 2007 à 1 h 53 min
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    Sujet très intéressant et problématique en effet ! Je suis gros dormeur mais je dors pour des raisons professionnelles entre autres. Je constate avec l’accès 24h-24 aux media de masse et aux NTIC, des jeux vidéo en ligne et en réseaux, que très tôt chez l’enfant le sommeil devient une chose secondaire. Il n’y a pas longtemps j’ai pu discuter avec une amie institutrice et voici ce qu’elle dit des enfants : ils sont fatigués tout le temps… ils peuvent parler de Ben Laden, de Bush et de la Star academy ou du film du soir, du match de foot débuté à 21h et terminé 1h30 plus tard, de ce qu’ils ont vu le matin de 6h30 à 8 heures. Il y a, outre les médecins, une formation et une information à faire en effet auprès du grand public. L’éducation peut aussi être une éducation à l’importance du sommeil.

  • 23 janvier 2007 à 1 h 55 min
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    Mdr !
    Il lire dans mon précédent commentaire : je dors PEU pour des raisons professionnelles entre autres.

  • 23 janvier 2007 à 2 h 36 min
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    Jef, testeur de hamacs…  quel beau métier tu fais ! 😉

    Merci aux auteurs pour cet article richement documenté…. il inspirera peut-être quelques rédacteurs prêts à relayer l’information dans les pages santé ou société d’un canard local, c’est tout le mal qu’on lui souhaite !

    J’en apprends également dans les commentaires : 3 heures sur 7 années d’année d’étude de médecine, c’est en effet une vraie peau de chagrin… mieux vaut  ne pas avoir séché le cours !

    Maintenant, concernant la discussion avec ton amie institutrice Jef : le problème est-il vraiment si "nouveau" ? Avant de mettre ça sur le dos de "Second Life" on accusait les "secondes parties de soirées’ à la télé. Et faut-il accuser les médias ou plutôt la démission de certains parents ? Une télé, ça se débranche. Zut, je m’écarte du débat.

    Enfin, comme il a été dit dans l’article : à chacun de trouver "son" rythme de sommeil. Mais à regarder les cernes de certaines personnes qui m’entourent (je ne citerai pas de noms), je rajouterai ceci : la création d’entreprise et le blogging peuvent avoir des répercussions graves sous les poches des yeux 😉

  • 23 janvier 2007 à 2 h 59 min
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    Je n’accuse pas les mass media et les NTIC mais l’accélération de la réduction du temps de sommeil qu’elles peuvent engendrer.
    Cela dit réfléchir dans un hamac est une chose plus agréable que de réfléchir à un bureau sans en avoir envie. Et pour nous créatifs la posture idéale est celle qui favorise l’accès aux hautes plaines… Là où l’air est pur et les perspectives plus intéressantes ! Mdrrrr
    Pour les poches sous les yeux, des rondelles de concombre devraient t’aider à ne pas terminer en mister magoo !

    • 24 janvier 2007 à 1 h 34 min
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      http://www.melodiedelamer.com/images/ChienMasque1024.jpg

      Je ne vois pas si j’ai l’air ridicule,  pourriez-vous me le dire ? Et puis, qu’as-tu contre mister magoo, Jef ? Mister territories semble flatté par cette ressemblance… évidente, maintenant que tu le dis 😉

  • 23 janvier 2007 à 5 h 08 min
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    Il y a un vrai problème d’information sur les besoins de sommeil, les conditions du sommeil afin que les adultes et surtout les parents comprennent qu’on ne peut pas faire n’importe quoi n’importe quand. Les enfants ne sont pas de petits adultes en miniatures. Ils ont leur besoin propres qui doivent être respectés au détriment parfois des désirs des adultes (par exemple partir en WE est sympa! Néanmoins si aucours d’un WE l’enfant est trimbalé en voiture et rentre tard le dimanche soir, le WE ne sera absolument pas reposant pour lui et il commencera trés mal la semaine à l’école)… D’où le constat des professeurs! On peut tenir le même raisonnement avec les émissions de télé tardives ou les jeux sur internet …. ;o)

  • 23 janvier 2007 à 1 h 09 min
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    Certains pourraient penser à une forme de sévérité ou de "toughlove" comme disaient les américains dans les années 60, mais je crois que l’hygiène de vie des plus grands et des petits est essentielle. Outre la fatigue, il semble que de nombreux cas d’échec scolaire soient liés à un  manque ou une privation de sommeil. Il est en effet important comme le souligne Dr. Royant-Parola de rappeler en permanence l’importance du sommeil dans la vie de tous les jours et ses effets positifs sur la santé !

  • 23 janvier 2007 à 2 h 47 min
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    "Certains pourraient penser à une forme de sévérité ou de "toughlove" comme disaient les américains dans les années 60" dit Jef.

     

    La je sèche! J’ai trouvé "toughlove", à peu près compris ce que cela veut dire (merci mon moteur de recherche préféré!). Mais à quoi faites- vous référence? A l’autorité parentale, à une attitude de la société?

     

    Un petit enfant est incapable d’aller se coucher tout seul. Il a besoin de limites car entre  le plaisir de voir ses parents, de faire comme les grands, ses besoins de sommeil aussi (qui peuvent déjà être trés différents selon les enfants, y compris au sein d’un même fratrie) il ne pourra pas faire la part des choses. Et ce sont les parents qui seront les "traducteurs" du comportement de l’enfant. Le problème est que l’on voit de  plus en plus de parents qui ne savent pas ou qui n’osent pas (de peur de se tromper sans doute). D’où le besoin d’informer ces parents pour les aider à reconnaître quand leur enfant à sommeil, ou quand,  au contraire il faut attendre un peu. Les mauvaises réponses engendrent des troubles du sommeil chez l’enfant..

    Le Pr André Kahn qui a été un grand pédiatre belge spécialiste du sommeil parlait de "malentendu" entre les parents et l’enfant. Je trouve ce terme à la fois très juste et très joli.

     

    • 24 janvier 2007 à 4 h 14 min
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      ‘"Tough love", que le Robert & Collins suggère de traduire par "fermeté affectueuse"… Ce qui nous fait penser que l’expression bien française "main de fer dans un gant de velours" aurait peut-être été plus jolie, non ? Quoi qu’il en soit, on aura appris un mot aujourd’hui 😉

  • 23 janvier 2007 à 2 h 49 min
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    Pff! désolée pour la présentation mais OB ne me facilite pas la vie aujourd’hui! ;o)

  • 24 janvier 2007 à 9 h 57 min
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    Je pense qu’il appartient aux parents de définir les règles de vie au sein de la maisonnée. Beaucoup d’éducateurs ou de sociologues ont évoqué déjà l’ère de l’enfant-roi.  Certains parents pourraient penser que sévir et être strict sur les horaires de télé et coucher ou de réveil est un acte autoritariste irrespectueux par rapport à l’enfant. Qui pourait percevoir cela comme le fait que ses parents ne lui font pas confiance et le trouve irresponsable !  La notion de malentendu  sous-entend un rapport au sens des  énoncés, une incompréhension. Peut-il y avoir malentendu si les règles au départ sont clairement définies ? Il  y a forcément une volonté de contourner la règle (la tentation ?) mais il appartient aussi aux parents de rappeler  ladite règle.

  • 24 janvier 2007 à 5 h 24 min
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    Main de fer permet aussi de faire bien des choses même si elle prend des gants… Mdrrrr

  • 24 janvier 2007 à 6 h 24 min
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    Les parents peuvent penser que ce qu’ils ont expliqué a été clair…. et l’enfant avoir compris autre chose, ou ne pas vouloir entendre… car par exemple il ressent d’autres priorités (un enfant va vouloir rester tard avec ses parents car ces derniers arrivent tard à la maison). Chez l’ado, c’est un autre problème, il n’a pas envie d’entendre, il a autre chose à faire que de se coucher, et il est enfin tranquille quand tout le monde est couché ;o)

  • 24 janvier 2007 à 7 h 27 min
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    L’école de Palo Alto avait dit une chose juste : "Dire, c’est faire"… En matière d’éducation dire n’est pas faire, je crois. Les règles sont faites pour être expliquées et réexpliquées me semble-t-il. Il est évident que tout enfant et même tout adulte d’ailleurs essaie d’une façon ou d’une autre de contourner les règles ou de les définir selon ses envies. Mais quel doit être le rôle des parents dans ces cas là ? Faut-il ne rien ajouter sous prétexte que l’enfant n’a pas envie d’entendre ou d’écouter ?  Ne pensez-vous pas qu’on peut être dans son monde et respecter les règles de vie en communauté ?

  • 25 janvier 2007 à 0 h 38 min
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    Chaque famille a ses règles et ses limites, plus ou moins strictes, selon! Mais l’important est d’avoir des règles qui permettent la vie en communauté. Le problème par rapport au sommeil est que la physiologie du sommeil est tellement mal connue que parfois les parents, ou plus globalement les familles, ne savent pas quoi dire, ou ont des idées fausses sur ce qu’il faut faire. Donc plus les messages sont clairs, répétés, dans le même sens (en effet parfois le message est à géométrie variable: exemple certains parents interdisent à leur enfant de venir dans leur lit, mais sont les premiers à aller  le chercher  quand l’autre conjoint est en déplacement!) et sans angoisse, et plus l’enfant répond simplement.

  • 25 janvier 2007 à 9 h 55 min
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    Donc on est d’accord : des règles clairement définies et clairement expliquées (ou expliquées simplement) plus la vie en communauté se fait sur des bases saines !

  • 25 janvier 2007 à 6 h 11 min
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    Je commençais à me dire que nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes… ouf, me voici rassuré !

  • 25 janvier 2007 à 6 h 38 min
    Permalink

    Faut juste s’habituer :o)

    Je suis totalement nulle pour tout ce qui est abréviation ( problème très ancien ;o). Un grande partie de nos quiproquos sont  liés à des mécanismes de latéralisation… Je suis plutôt  d’un fonctionnement hémisphérique droit et vous, gauche (il me semble)… Mais ça se complète! Donc tout ça va dans le bon sens! 

    Merci en tout cas pour cet article. Il vient à point et précède même(bravo pour l’intuition, enfin Isabelle  y est peut-être pour quelque chose!) la communication officielle de notre ministre devant la presse prévue lundi prochain et qui annoncera des mesures pour améliorer notre sommeil collectif!

  • 25 janvier 2007 à 6 h 50 min
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    C’est une initiative de Jef ;o)

  • 25 janvier 2007 à 7 h 37 min
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    Isabelle : qu’y a-t-il eu d’abord, l’œuf ou la poule ? Ceci pour dire qu’il y a certes une initiative au départ mais entre l’initiative et sa concrétisation il y a quand même quelques échanges ! Je persiste…
    Mon petit doigt (qui parfois est coquin et taquin !) me dit que certaines annonces vont nous surprendre… J’espère en tous cas que ce ne seront pas que des annonces ! Notre ministre de la Santé ira-t-il jusqu’à proposer une salle de sieste dans les lieux de travail ?

  • 25 janvier 2007 à 8 h 24 min
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    Jef : je dirai la poule qui, à mon avis, n’est qu’une mutation.
    Qui fait l’oeuf, qui fait la poule ? mdrr !
    Persistons et signons, comme nous l’avons fait sur cet article qui nous a valu quelques échanges tout à fait intéressant et non moins sympathique.
    Notre ministre va bien nous annoncer quelques campagnes de sensibilisation, d’éducation et d’information…
    Communication en vue avec l’institut en support.
    Quant aux autres points dans le rapport…
    Plus de 3 heures dédiées au sommeil ? Reconnaissance de la spécialité sommeil ? Verrons nous alors des somnologues officiels ?
    Un PNSS ? Mystère et suspense oui…
    Mais c’est déjà une belle avancée pour le sommeil !

  • 25 janvier 2007 à 8 h 46 min
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    Mdrrrr !!!!
    C’est français ça PNSS ?

  • 25 janvier 2007 à 9 h 05 min
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    On peut se demander ;o)

    Il est clair que  notre ministre de la santé  est en train de  faire reconnaître la médecine du sommeil comme un champ de la médecine à part entière (peut-être pas encore une spécialité ;o) et que c’est un vrai progrès pour les patients, la médecine, et la société toute entière.

  • 25 janvier 2007 à 9 h 40 min
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    Mdrr !!!!
    Joueur ?
    Programme National Sommeil Santé
    Mais je préfèrerais PNSV…
    Une idée pour PNSV ? :op

  • 25 janvier 2007 à 9 h 49 min
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    Mdrrr!!!!
    Programme National Sommeil Vanté ?…

  • 25 janvier 2007 à 9 h 50 min
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    lol !
    Faut pas tricher Sylvie ! :op

  • 25 janvier 2007 à 9 h 52 min
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    Mdrrrr !!!
    Mets ton dentier et essaie encore !

  • 25 janvier 2007 à 0 h 09 min
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    fé pas vuste de dire aux fautres que ché un dentier ! Mort de rire, ça dégénère là !
    Programme national de sommeil vigilance ?
    Mdrrr ! Faut p’têt donner fa langue au fât ? Mais il a déchà pris le dentier !

  • 25 janvier 2007 à 0 h 13 min
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    Ou Programme national du sommeil végétatif ?

  • 25 janvier 2007 à 0 h 15 min
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    Je te l’accorde : Programme National Sommeil & Vigilance
    Voire Plan pour un plan de communication…
    Mdrrr !
    ça dégénère ? où ça ?
    Vais en parler au gros minet pour ton dentier…

  • 25 janvier 2007 à 0 h 18 min
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    Un Plan Vigi Sommeil ? Waouh !

  • 25 janvier 2007 à 0 h 19 min
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    Mdrrr !!!
    Programme National Sommeil Vigoureux
    Sommeil Ventilé
    Sommeil Vaincu
    Pfiou ! :op

  • 25 janvier 2007 à 0 h 22 min
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    Mdrrr !!!
    J’imagine les militaires au pied du lit… à veiller sur notre sommeil

  • 25 janvier 2007 à 0 h 40 min
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    Pour nous réveiller, il eût été intéressant, pour revenir à des choses sérieuses, que nous puissions avoir un compte rendu sur BT des propositions du ministre de la Santé, qu’en pensez-vous ?

  • 25 janvier 2007 à 1 h 14 min
    Permalink

    C’eût été en effet intéressant !
    Et tout à fait dans la suite de cet article ;o)

  • 25 janvier 2007 à 3 h 25 min
    Permalink

    Pfff, heureusement que j’arrive après le dérapage…. ;o)

    Pourquoi "c’eût été en effet intéressant " (sic)!

    Ce n’est pas passé, c’est lundi prochain… Avec vidéo?

  • 26 janvier 2007 à 0 h 32 min
    Permalink

    Euh! SIC, c’était juste pour blaguer.

    Enfin, maintenant, je n’ose plus rien dire…

  • 26 janvier 2007 à 8 h 57 min
    Permalink

    de la vidéo, waouh !!! Pourquoi pas ? Je pense qu’un compte rendu sera en ligne sur le site morphee.biz de toute façon !
    (Euh, et pourquoi on n’a pas la bio d’Isabelle, ni sa photo qui m’a valu d’ailleurs oula…je vous dis que ça !) Mdrrrrrrr

  • 26 janvier 2007 à 9 h 26 min
    Permalink

    Un compte rendu, évidemment! Avec vidéo… Si possible ;o)

    Y a des sujets qu’il ne vaut mieux pas aborder, des mots qu’il ne faut pas prononcer, des situations qu’il ne faut pas créer, si vous ne voulez pas vous retrouver pulvérisé, les cheveux électrisés sur la tête (bon , j’allais dire un bêtise sur les cheveux, vu la photo , alors je me tais ;o).

    J’imagine trés bien et je compatis, oui je sais, c’est dur, mais là aussi on s’habitue… Mdrrrr

  • 26 janvier 2007 à 3 h 52 min
    Permalink

    D’après Sylvie, 120 mesures d’annoncées !
    Elle y sera et nous fera un superbe compte-rendu !
    Y a pas de bio parce qu’ils m’aiment pô chez BT… Qu’est-ce tu veux… Même pas un petit lien vers le site du réseau… rien… encore moins vers mon blog perso… Mais chuuut…

  • 26 janvier 2007 à 5 h 27 min
    Permalink

    Rooooo
    HUMOUR comme dirait Didier !
    (je précise cela ne semblait pas clair, a priori…)

  • 26 janvier 2007 à 7 h 04 min
    Permalink

    Mdrrr… Ah bon, on aurait donc le cerveau lent en fin de semaine ! Manque de sommeil, pfiou !

  • 26 janvier 2007 à 7 h 42 min
    Permalink

    La dette de sommeil induit une altération des perceptions tant physiques que psychiques, des troubles de l’humeur à la torpeur en passant par les hallucinations hypnagogiques… l’idéation se fait de plus en plus difficilement. Dures ces fins de semaine ! Pfiou oui !
    Où est mon lit ?

  • 26 janvier 2007 à 9 h 20 min
    Permalink

    Sympa ce petit flood… c’est déjà fini ou vous faites une pause ?

    "Y a pas de bio parce qu’ils m’aiment pô chez BT… Qu’est-ce tu veux… Même pas un petit lien vers le site du réseau… rien… encore moins vers mon blog perso… Mais chuuut..."

    … On va mettre cette phrase sur le compte d’une hallucination hypnagogique, hein ?? 🙂

    Définition : Hallucination qui se produit durant la période de temps précédant immédiatement le moment du sommeil. Sorte de rêve éveillé où le malade peut voir se dérouler devant ses yeux des scènes qui ont le même caractère de matérialité ou d’intensité que celui d’un rêve empreint de réalisme. La préservation du contact avec la réalité fait en sorte que le sujet agit comme spectateur de son hallucination. (Source BÉRUBÉ, Louise. Terminologie de neuropsychologie et de neurologie du comportement, Montréal, Les Éditions de la Chenelière Inc.,1991, 176 p., p. 46.)

  • 26 janvier 2007 à 9 h 25 min
    Permalink

    On peut continuer mais je suis un peu fatiguée pour ma part ;o)
    Tout le monde a bien vu qu’avec la maintenance de la plateforme on ne peut pas faire grand-chose, surtout au niveau des images !
    Humour !! Roooooooo
    Quand je vous dit qu’ils même pô ! mdrrrr !

    • 26 janvier 2007 à 9 h 29 min
      Permalink

      "maintenance plateforme" : merci de rappeler les deux mots qui nous ont pourri l’administration du blog cette semaine !!

      c’est promis : dès que ta bio sera en ligne on fera un petit billet pour le signaler 😉

  • 26 janvier 2007 à 0 h 15 min
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    La bio d’Isa… Waouh! Avec photo(s) bien entendu….    Feux d’artifice en vu!  Je me cale bien dans mon fauteuil et j’attends….. . Enfin si OB le veut bien….

  • 26 janvier 2007 à 0 h 27 min
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    Hmmm…. Arf…. Ben euh…. Oué mais pfiou….. aha… hum, vu le mail que j’ai reçu lorsque j’ai évoqué la photo qui doit accompagner la bio… ben euh, je préfère hmmm, gnarf… oups… ne pas trop insister… ptdrrrrrr !

    • 26 janvier 2007 à 1 h 52 min
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      Oh mais tu as bien raison de rappeler Jef qu’il a fallu batailler !

  • 26 janvier 2007 à 0 h 54 min
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    PTDRRR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Non mais vous n’avez pas fini de m’embêter hein !?
    Sinon je change d’avis ! Pas de bio ! pas de photo ! Vâla !

    En plus avec vos histoires vous attirez l’attention !
    Ben quoi ? qu’est-ce qu’elle a sa photo ?
    MAIS RIENNNNN bon sang !
    Mdrrrr !!

    Jef tu te calmes où je te refais un mail comme tu les aimes !
    Mister T. si tu l’annonces je t’en fais un aussi !
    Sylvie un seul commentaire et c’est distribution gratuite !
    J’ai l’âme généreuse ce soir ! lol !

    Misère… Ai-je vraiment mérité tout cela… ?
    Qu’est-ce qu’il faut pas faire je vous jure !
    Heureusement que l’article commence à dater… :op

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