Reconstruire la ville
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Reconstruire la ville

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Reconstruire la ville

Certaines villes doivent parfois se reconstruire au sens propre. Après une guerre ou une catastrophe naturelle majeure, une ville à terre peut-elle se relever ? Voici le témoignage de Marelune, voyageuse à Christchurch, ville de Nouvelle-Zélande détruite en 2011 par un tremblement de terre qui tua 185 habitants.


 

Visiter Christchurch c’est comme se balader dans un gruyère en chantier. Après les séismes majeurs de 2010 et 2011, la ville est (encore) détruite et l’ambiance lourde. Heureusement, les nombreuses initiatives artistiques ont redonné des couleurs à la ville.

CHAOS. Silence. Brouillard. Christchurch vient de subir un nouveau séisme. Nous sommes le 22 février 2011 ; il est minuit cinquante-et-une. Magnitude 6.3. La terre a tremblé quelques secondes à peine et pourtant, ce tremblement est comparable à l’explosion de 49 000 tonnes de dynamite*. 185 vies perdues.

En Nouvelle-Zélande, un séisme est relevé toutes les heures en moyenne mais la plupart sont de magnitude trop faible pour être perçus. En 2010 et 2011, Christchurch, située sur la côte est de l’île sud du pays, a été consécutivement touchée par deux séismes destructeurs. Près de trois quarts des bâtiments du centre-ville se sont effondrés.

Cinq ans après, le centre-ville de Christchurch est toujours en reconstruction. De-ci de-là, de grands trous laissent une vue dégagée sur l’horizon, là où fut un temps, les tours étaient encore debout. Sur les fondations des anciennes constructions, des parkings ont été installés un peu partout. L’ambiance de la ville est chargée en émotion ; en cheminant dans les rues du centre il est impossible d’oublier les victimes ou d’imaginer le calvaire vécu par les habitants. Je visitais avec stupeur et intérêt, le cœur un peu lourd. Christchurch est détruite. Pourtant, l’effet on ne peut plus inattendu des séismes ayant considérablement modifié l’espace urbain a été… la transformation artistique, la création et l’explosion du Street Art sur les murs de la ville…

La suite sur le site de Marelune, girltrotter.com

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