Délégation de service public et communication en ligne : je t’aime, moi non plus

Délégation de service public et communication en ligne : je t’aime, moi non plus

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Si la communication est parfois la dernière roue du carrosse dans un projet, le volet web est encore trop souvent oublié dans la précipitation, tel le soulier de vair avant minuit.
Lors de la mise en place d’une délégation de service public sur un équipement communal ou inter-communal, le cahier de charge contient rarement des précisions concernant les droits et devoirs du prestataire en terme de communication en ligne. Rappel de quelques bonnes pratiques.

Un site internet, tu posséderas

La base de toutes communications en ligne passe par un site internet. Votre équipement destiné à accueillir du public doit en avoir un. Qu’il soit simple vitrine ou service plus complet, il est la pièce angulaire de votre présence en ligne.
Les réseaux sociaux remplissent de mieux en mieux leur office en matière de service et référencement. Mais se passer d’un site, même minimaliste, reste une grave erreur en 2015.
Si en plus celui-ci est en responsive design, c’est la cerise sur le gâteau.

Une URL, tu choisiras

L’identité d’un site passe d’abord par son nom de domaine. Les sous-domaines vers un service en ligne gratuit du type equipement-public.mon-super-hebergement-gratuit.toc sont à proscrire. Ils font perdre en crédibilité.

Si votre territoire marque une forte distinction entre la ville centre et sa communauté urbaine, mieux vaut opter pour un nom de domaine spécifique du type : equipement-maville.fr.

En revanche, si vous avez le chance de pouvoir bénéficier d’un domaine qui englobe tout le territoire, je vous conseille de créer un sous-domaine spécifique comme : equipement.monterritoire.fr. Celui-ci facilitera et renforcera son référencement.

Un nom de domaine, tu maîtriseras

Il est impératif de garder la possession de votre nom de domaine. Le prestataire ne doit en aucun cas être désigné comme propriétaire de l’URL retenue.

En effet, le gestionnaire d’une DSP peut être amené à changer. En cas de conflit, vous pourriez avoir du mal à récupérer un nom de domaine dont vous n’êtes pas le propriétaire.

A titre d’exemple, l’arbitrage de l’afnic dans le cadre d’un domaine en .fr coûte 250 € HT, qu’il aboutisse ou non en votre faveur.

Aux courriels, tu répondras

Outre les problèmes liés à la maîtrise ou à la perte d’un nom de domaine, l’émission et la réception de courriel est également un point clef. A nouveau, il est indispensable de garder la maîtrise de l’attribution des adresses de courriel.

Vous ne voudriez ni voir votre domaine black-listé, ni voir apparaître des adresses du type grosloulou99@equipement-maville.fr

Rapprochez-vous de votre service informatique pour vous renseigner sur les contraintes techniques et les démarches à suivre.

Une charte interne sur le traitement des courriels peut également être envisagée : délais de réponse, format, tonalité, etc. Dans l’esprit du grand public, délégation ou pas, cet équipement est le vôtre !

Une charte graphique, tu arboreras

Même si cela peut paraître d’une évidence rare, assurez-vous que votre prestataire utilise les bons logos et la dernière version de votre charte graphique.

Changement de logo, passage en agglo, métropole ou autre, sont tout autant de risques d’erreurs. Restez vigilants.

Les réseaux sociaux, tu animeras

Facebook, Twitter, etc., vous aurez peut-être comme ambition d’abreuver d’informations vos usagés via les réseaux sociaux.

Là encore, gardez-en la gestion ! Seule l’animation de ces pages peut être déléguée. Une page Facebook permet de désigner des éditeurs qui pourront l’alimenter sans que vous en perdiez la propriété. Des outils permettent de co-gérer des comptes Twitter. Même si cela n’est pas impossible, il vous serait très difficile de récupérer une page Facebook ou un compte Twitter sans la (bonne) volonté de son administrateur.

Vous ne voudriez pas voir votre compte abandonné, supprimé ou détourné.

Noir sur blanc, tu écriras

Tout le monde n’est pas un professionnel de la communication, loin s’en faut. Pas besoin de créer de tensions inutiles ou de climat de suspicion. Dès la rédaction du cahier des charges qui servira au choix du prestataire, contentez-vous d’énoncer clairement ces quelques principes fondamentaux qui vous permettront d’envisager l’avenir le plus sereinement possible.

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