Comment survivre à la fin du monde (du communicant)

Comment survivre à la fin du monde (du communicant)

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Si vous suivez le #compublique sur twitter, vous aurez peut-être observé qu’une certaine agitation s’est emparée du réseau depuis quelques temps. Angoisses, peurs face à un avenir de plus en plus incertain, les communicants publics partagent à qui mieux mieux des articles générateurs de doutes existentialistes. Allongeons-nous sur le divan et analysons tout ça.

Des chroniques ici et là annoncent la fin du dircom, du webmaster, du community manager, de Google, et pire : la fin de la communication telle que nous la connaissons ou la pratiquons.

Nous vivons dans une société en crise, en perte de repères, en manque de confiance vis-à-vis de ses dirigeants. Le communicant n’échappe visiblement pas à cette époque en pleine mutation.

Parmi ces transformations qui touchent notre quotidien, la transformation digitale de notre société qui impacte tous nos métiers et nous plonge parfois dans des abîmes de perplexité.

Ne vivre que dans l’instant présent et immédiat

Le numérique nous contraint – ou nous stimule, selon la posture adoptée – à aller toujours plus vite, à évoluer sans cesse, à remettre en question en permanence nos pratiques. Web, mail, réseaux sociaux, applications, messageries instantanées, chatbot… l’information, les services et les échanges s’accélèrent pour réduire peu à peu le temps… à l’instant présent et immédiat.

Cet article passionnant du site Frenchweb explique comment Google, Le moteur de recherche en quasi position de monopole, se transforme… pour ne plus être un moteur de recherche. En prônant une ère nouvelle de l’assistance qui remplacera la simple recherche, l’entreprise américaine mobilise ses ingénieurs pour développer un assistant personnel prénommé actuellement Google Home. Au son de votre voix, il accomplira une action – un achat de produit par exemple – suite à une simple requête orale.

Il anticipera même nos besoins en analysant en permanence nos habitudes, nos comportements. Il décidera à notre place. Ce n’est pas de la science-fiction, ce ne sont pas les êtres humains avachis du dessin animé Wall-e, c’est demain !

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Quel rapport avec la communication publique m’objecterez-vous ? Si Google développe ces nouveaux services, c’est avant tout à des fins commerciales, pour vendre des produits ou des services qui cibleront le plus précisément possible nos (supposés) besoins.

Mais nous savons que les usages qui se créent dans ce secteur impacteront à plus ou moins court terme les services et par extension les services publics.

Imaginons l’angoisse d’un service communication qui a les effectifs suffisants pour disposer de postes dédiés au numérique et qui s’interroge sur l’évolution à la fois des métiers et des missions. Mais imaginons surtout la petite commune dont le service communication est réduit à un agent, qui doit à la fois s’occuper du bulletin municipal, de l’événementiel, du site web et qui, bien que convaincu, ne voit pas comment il pourrait en plus gérer une page Facebook et encore moins un compte Twitter ou Instagram.

Est-ce la fin annoncée d’un certain monde, où la communication telle que nous la pratiquons devient obsolète dès que nous la mettons en oeuvre ?

Le secret de la réussite

Face à cette  frénésie du toujours plus vite, du toujours plus personnalisé, de l’hyper marketé, qui nous dépasse parfois faute de moyens, de temps et de recul, prenons justement du temps et du recul. Lâchons un moment le fil Twitter de nos smartphones pour nous poser, réfléchir, vivre réellement le temps présent et être présent aux autres, sans écran interposé.

Je laisse un des hommes les plus riches du monde conclure cette chronique dans cette vidéo en nous expliquant le secret de la réussite…

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https://www.facebook.com/toutep/videos/1272659949479192/

“Voilà le truc. Tu contrôles ton temps. Et allouer du temps pour penser et réfléchir doit être la priorité absolue d’un PDG, qui on le sait est sollicité de toutes parts et pense qu’il doit être tout le temps occupé. Ce n’est en rien une preuve de productivité que d’essayer d’être tout le temps occupé à faire quelque chose (…) Mais le truc c’est le que le temps est la seule chose que tu ne peux pas acheter”.

Marc Cervennansky, avril 2017 @cervasky
Article publié initialement dans la newsletter de Cap com

Illustrations :
http://ensalada-de-lengua-de-pajaritos.tumblr.com/post/157242587497

Extrait du film Wall-e (Disney/Pixar)

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