Influence horizontale : les trois clefs de voûte

  Influence horizontale : les trois clefs de voûte Par Dominique Paulin Suite et fin de la conférence grenobloise sur les blogs et le web 2.0. Le débat portait cette fois sur les modes d’évaluation et d’action de l’influence horizontale, dont les trois principaux facteurs sont : « monitorer » l’activité sur internet, engager une action avec les influenceurs et s’engager dans la blogosphère…   Monitorer l’activité sur Internet Trois dimensions sont à prendre en compte : – la quantité du bruit – la qualité de l’émetteur – la qualité du bruit (somme des deux précédents). Comment analyser la quantité de bruit ?  L’analyse s’étend sur l’ensemble du web, en agrégeant les données de différents moteurs de recherche. On isole ensuite le bruit, sur les sites Internet d’une part, et sur les blogs et les forums d’autre part (web 2.0 ou participatif). L’analyse est réalisée de manière hebdomadaire en valeur absolue, et en relatif.  Comment analyser la qualité de l’émetteur ? m--gaphone1.jpg             La qualité de l’émetteur peut être jugée suivant différents critères : – Nombre (mais aussi qualité) des liens qui pointent vers le site – Fréquence de diffusion de posts, ou fréquence des commentaires – Analyse des relations entre émetteurs (à partir des liens)   Comment analyser la qualité du bruit ? Il faut d’abord sélectionner les blogs et forums les plus intéressants en recherchant d’abord la qualité de l’émetteur. Ensuite il faut procéder à une extraction de l’ensemble des contenus. Puis, on analyse manuellement la qualité des contenus, images et textes. Enfin, on sélectionne un corpus de mots clés à suivre dans le temps.     Engager une action avec les Influenceurs < font size="3">Certaines marques comme Ariel ont invité des bloguers au lancement d’une nouvelle lessive. La société leur a remis des vêtements avec comme consigne de les tacher en se jetant de la nourriture. Puis ces vêtements ont été mis en machine à laver pour prouver l’efficacité du produit. Le rôle des  blogueurs étant ensuite d’en parler sur les blogs. Dirty Party Lessive Ariel activateur d’éclat Mais attention à ne pas prendre les blogueurs pour des truffes. Vichy en a fait la triste expérience, en faisant croire qu’une consommatrice de leurs produits les testait alors qu’en fait c’était une employée de l’entreprise qui avait créé le blog à la demande des dirigeants pour promouvoir la marque. Ils s’en mordent encore les doigts.   S’engager dans la blogosphère Michel-Edouard Leclerc a été le premier industriel à se lancer dans la blogosphère et à communiquer grâce à son blog « De Quoi je me M.E.L« . Il peut ainsi répondre aux interrogations des consommateurs et des clients de ses hyper-marchés et ceux-ci apprécient d’avoir à faire directement au grand patron. On ne sait pas encore combien de temps les blogs vont vivre, mais leur influence ne cesse de grandir. Sources : Porter & Novelli et CRM Metrix. Vote des lecteurs sur blog-territorial.com Cliquez pour envoyer un commentaire audio

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16 pensées sur “Influence horizontale : les trois clefs de voûte

  • 7 juillet 2007 à 9 h 07 min
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    Très intéressant !
    Je rajouterai juste aussi qu’il ne faut pas confondre influence et affluence. Mais l’analyse du bruit devrait pouvoir démêler tout ça.
    C’est Ariel qui va être content :op

    • 8 juillet 2007 à 1 h 00 min
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      Rien d’autre à dire sur cette vidéo ? 😉

      La trouvez-vous plus crédible que lorsque Christine Bravo faisait un "faux plateau télé" pour démontrer avec toute la rigueur journalistique d’une présentatrice que le nouvel Ariel était "formidable contre les bouloches" ? Le concept (mené par l’agence Heaven, précisons-le) est intéressant mais cette continuité pour la marque me ferait plutôt penser que tout s’achète… même (et surtout ?) les blogueurs !

  • 9 juillet 2007 à 1 h 42 min
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    Très franchement ?
    On n’y croit pas un seul instant !
    Mais ce n’est que mon avis personnel et n’étant pas sur place, j’ai préféré garder mon avis… Mais a priori, je ne suis pas la seule à le penser :op

    • 9 juillet 2007 à 9 h 54 min
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      Ah mais non : tous les avis sont personnels donc nous intéressent… en l’occurrence, j’ai le même ! Voilà c’est dit 🙂

  • 9 juillet 2007 à 2 h 30 min
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    Oui, bon, et alors ? On parle des blogs. Les blogs parlent de l’actualité… Qu’un concepteur pub payé par Ariel pour trouver LA (soit disant !) bonne façon pour relayer l’info et choisissent comme cible les blogueurs parce que c’est branché.  Why not ? On aurait pu faire la même chose avec des élèves d’écoles de commerce. Champagne, déconnage, bouffe… Qu’est-ce qu’Ariel achète ou croit acheter ? On sent bien le flop…:)
    • 10 juillet 2007 à 0 h 26 min
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      Ah bon ? Parce que ce n’était pas une bande d’élèves d’école de commerce ? Et puis, ne soyons pas mauvaise langue : c’est très tendance les "bouloches party" ! ;o)

  • 10 juillet 2007 à 2 h 47 min
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    les marques essaient de récupérer les bloggueurs….
    certaines y arrivent , d’autres pas car c’st trop gros et le bloggueur a peur de perdre son objectivité et ses lecteurs ..

  • 10 juillet 2007 à 5 h 16 min
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    Tout à fait d’accord avec toi, weetabix. Mais c’est là où réside la force ou la faiblesse du blogueur. Va-t-il jouer le jeu de la société qui l’a invité à une bouloche party et encenser ladite société et le produit qu’il faut promouvoir? Ou va-t-il faire un article honnête ne disant que ce qu’il pense de cette initiative et du poduit? La première partie de cet article nous a déjà appris que le client potentiel est sensible aux critiques lues sur les blogs. Mais en étant trop honnête, ne risque-t-il pas de perdre des invitations comme celle de Ariel?
    Buzz Paradise fait la même chose sur la toile en étant intermédiaire entre les marques et les blogueurs qui reçoivent de petits cadeaux en échange d’un article sur leur blog.

  • 10 juillet 2007 à 0 h 15 min
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    Oui, Buzz Paradize agit en ce sens … et donne toute liberté aux bloggeurs car jsutement c’est un intermédiaire !
    si je critique un produit X, le client Y ne le sait pas et je continue à recevoir des invitations….

    De toute façon, l’honnêteté est toujours récompensé donc personne n’a intérêt à mentir , l’exemple de Vichy le démontre aisément…

  • 10 juillet 2007 à 1 h 24 min
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    Qu’est-ce qui est le plus important ?
    Perdre ce type d’invitations ou garder ses lecteurs ?
    C’est aussi un bon test pour connaître un peu plus l’auteur, et voir si justement on peut lui faire confiance…

    Je ne sais pas si de base, on peut condamner ce type d’invitation ou d’y participer, c’est surtout le compte rendu qui prime, comme dans le cas d’Ariel, la déclaration faite face aux caméras.

  • 10 juillet 2007 à 1 h 38 min
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    Zut, je ne serai jamais invité à la prochaine "bouloches party" alors 😉

    Je ne critique pas tant Buzz Pardise dont tu parles Weetabix ni encore Heaven à l’origine du buzz Ariel, dont les techniques de buzz me semblent tout à fait honnêtes. Et puis force est de reconnaître que trouver une idée originale pour vendre de la lessive… ce n’est pas simple.

    J’ai de gros doutes en revanche sur le système "Pey per post" qui propose de monétiser de la publicité ouvertement cachée ! Les blogueurs sont payés pour "dire du bien" d’un produit à l’intérieur d’un article, en y casant les mots et expressions clefs imposés par la marque. Cette fois c’est carrément du publi-rédactionnel qui avance masqué… et ça décrédibilise pour moi toute la blogosphère.

    Il y a un moment où il faudra savoir poser des limites, sinon cela voudra dire qu’on peut acheter les journalistes à coups de gros chèques et les blogueurs à coups de "petits cadeaux" !

  • 11 juillet 2007 à 1 h 52 min
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    Parce qu’on peut pas ? :op

  • 11 juillet 2007 à 8 h 50 min
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    Franck,
    on peut inverser : les gros chèques pour les blogueurs et les petitts cadeaux pour les journalistes?
    Non? Tant pis.
    Isabelle, pour moi le plus important est de garder mes lecteurs.

  • 11 juillet 2007 à 8 h 31 min
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    @ Isabelle : excellent !
    @ Dominique : vu sous cet angle… d’accord, je vote pour !! 🙂

  • 18 juillet 2007 à 9 h 03 min
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    Intéressant de dire qu’il faut trouver les contenus et blogueurs de qualité. Comment définit-on la qualité d’un contenu ou d’un blogueur ?

  • 19 juillet 2007 à 8 h 56 min
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    Il est effectivement difficile de donner une définition qui plaise à tout le monde de la qualité d’un blog et d’un blogueur.
    Les analyses citées dans l’article émanent d’une société Crmmetrix, je crois, qui surveille la blogosphère.
    Ensuite, on peut ne pas être d’accord avec cette méthode qui je pense n’est pas infaillible.
    Mais cela donne une idée générale de ce que pourrait (ou devrait?) être un bon blog et un bon blogueur. Le deux réunit devant donner ce qui se fait de mieux.
    Mais quand on sait que le mieux est l’ennemi du bien !!

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